La trousse à outils

 
 
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École en santé

L'approche École en santé propose à l'ensemble de l'équipe pédagogique d'intervenir de façon globale et concertée, c'est à dire d'agir sur plusieurs facteurs-clé  dans le développement des jeunes (estime de soi, habitudes de vie).

Toutes les personnes entourant le jeune (milieu familial, scolaire et communautaire) sont invitées à travailler ensemble pour planifier et mettre en oeuvre des actions cohérentes.

Comme la sexualité ne se résume pas à l'aspect biologique et reproducteur de l'être humain, mais constitue bien l'essence-même de sa dimension sociale, en définissant notre identité personnelle et nos relations, les uns envers les autres, il importe de développer une éducation à la sexualité responsable et saine, propice à les aider dans leur construction en tant qu'individus épanouis.

De même que la société évolue, que les technologies se perfectionnent, que les moyens de communication et d'information se diversifient, notre responsabilité d'adulte envers la jeunesse est de comprendre que nous n'avons pas la même sexualité que nos parents et que les jeunes n'auront pas la même sexualité que leurs parents. 

C'est pourquoi ces activités ont chacune leur propre raison d'être et de devenir des incontournables dans une éducation sexuelle globale.


La trousse, c'est quoi ?

L'approche École en santé consiste à instaurer un contexte favorable pour aborder l'éducation à la sexualité, et c'est pourquoi Ruban en route 2004 a rassemblé 15 activités en éducation sexuelle, téléchargeables, sur ce site, afin d'aborder ce sujet auprès des jeunes.

Les 3 activités de prévention (ITSS, VIH, moyens de protection) s'adaptent à tous les niveaux du secondaires, et sont plus spécifiquement proposées comme activités préparatoires et/ou de retour suite à la conférence de M. François Blais, M.S.M. dans votre école. 2 diaporamas vous sont proposés pour vous aider à transmettre l'information juste aux élèves.

L’objectif de ces activités est d’accroître les connaissances des jeunes sur les ITSS et le VIH (transmission, prévention, protection); d'assurer l'assimilation de l'information reçue et  sa bonne compréhension; d'aider à la réflexion quant aux conséquences d'une infection par une ITSS ou le VIH.

Les activités complémentaires, quant à elles, ont été choisies afin de compléter l'éducation à la sexualité en amenant les jeunes à réfléchir sur leurs priorités en matière de valeurs et de relations amoureuses et sociales.

En plus de sa conférence, qui connaît un grand succès auprès des jeunes des écoles secondaires du Québec depuis de nombreuses années, nous vous invitons à télécharger ces activités pour les réaliser en classe, en préparation ou en complément de la conférence Ruban en route 2004, ou pour votre information personnelle.

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Pour qui ?

La trousse Ruban en route s'adresse au personnel scolaire et/ou communautaire en mesure d'offrir des activités d'éducation à la sexualité.

Les cours de sciences et technologie et d'éthique et culture religieuse sont particulièrement propices à la réalisation de ces activités; compte tenu de la spécificité des contenus abordés (notion biologique de la sexualité en sciences et technologie, notions morales et sociales de la sexualité en éthique et culture religieuse).


Comment l'utiliser ?

Toute démarche d'éducation à la sexualité est plus efficace lorsqu'elle est réalisée de façon globale et concertée, comme le prescrit l'approche École en santé. Il est donc judicieux de réaliser ces activités en collaboration avec vos partenaires, les enseignants d'autres matières, l'infirmière scolaire ou le personnel des services éducatifs complémentaires. Les jeunes sont les premiers à bénéficier d'interventions faites à plusieurs niveaux de façon simultanée (école, famille, communauté).

Comme l'éducation à la sexualité est un sujet délicat, il peut être bénéfique de lire et télécharger ces

10 règles de fonctionnement (document words)

Il est conseillé à l'enseignant de réaliser les activités de prévention portant sur les ITSS et le VIH/SIDA avant et après la conférence de M. François Blais, M.S.M. pour constater l'acquisition des connaissances, et effectuer un retour sur le témoignage de la personne séropositive.

Les enseignants, quelles que soient leur matières, peuvent également utiliser les activités complémentaires pour présenter les aspects pluridisciplinaires de la sexualité. Elles respectent un ordre logique d'apprentissage. Il est donc important de suivre le développement des jeunes en respectant les indications d'âges proposés pour chaque thème abordé.


Les ITSS en chiffres

Avec plus de 29 000 cas déclarés en 2014, les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) représentent 75 % de l’ensemble des infections recensées dans le fichier des maladies à déclaration obligatoire (MADO).

L’incidence des cas déclarés d’infection à Chlamydia trachomatis et de l’infection gonococcique augmente de manière constante, en particulier chez les jeunes de 15 à 24 ans, hausse qui est plus prononcée chez les jeunes hommes. Cette hausse de cas déclarés pourrait être expliquée en bonne partie par une augmentation du nombre de tests de détection effectués pour ces infections au Québec.

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, l’âge au premier rapport sexuel, le nombre de partenaires sexuels ainsi que l’usage des méthodes de protection n’auraient pas significativement changé au cours des dernières années.

Un malaise à discuter de ses activités sexuelles avec un médecin ou une infirmière, la honte de passer des tests ITSS et la crainte de devoir faire face à un résultat réactif constituent des barrières au dépistage des ITSS pour beaucoup de jeunes. L’offre de dépistage en établissement scolaire apparaît restreinte, alors qu’elle pourrait permettre de contourner certaines des difficultés d’accès vécues notamment par les hommes.

L’infection génitale à Chlamydia trachomatis demeure, et de loin, la plus fréquente des ITSS à déclaration obligatoire, avec 23 198 cas déclarés en 2014 dont 64% sont des femmes. Les jeunes de15 à 24 ans représentent 59% des cas masculins et 71% des cas féminins. Le taux d’incidence dans ce groupe d’âge est 12 fois plus élevé que celui observé dans l’ensemble des autres groupes d’âge.

En 2014, 3 292 cas ont été déclarés dont 72% sont des hommes. Le rapport hommes/femmes est de 2,6 pour 1. Les jeunes de 15 à 24 ans représentent 29% des cas masculins et 60% des cas féminins. Chez ces jeunes, le rapport hommes/femmes est de 1,3 pour 1.

Au total, 586 cas de syphilis en phase infectieuse ont été déclarés en 2014, dont 94% des casconcerne les hommes. Plus de la moitié des cas (62%) étaient âgés de 20 à 24 ans.

Dans le contexte de la hausse du nombre de cas déclarés de syphilis chez les jeunes de 15 à 24 ans, observée au Québec en 2011-2012, une vigie rehaussée de ces cas a été réalisée entre le 1er mars 2012 et le 30juin 2013.

En 2014, 522 infections par le VIH ont été enregistrées, les hommes représentent 81,7% des nouveaux diagnostics. Parmi les « nouveaux diagnostics » chez les hommes, 9,7% ont entre 15 et 24ans et 27,3% ont entre 25 et 34 ans.

L'apprentissage de la sexualité passe par des expériences qui exposent l'individu à des incertitudes et parfois à des dangers dont il n'a pas conscience ou qu'il feint d'ignorer.

 

* Références: Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang au Québec, année 2014, projections 2015. INSPQ

**Lorsque le contexte s'y prête, le genre masculin désigne autant les hommes que les femmes.